Directive européenne inondation


Ce sujet a été abordé dans la lettre N°?54. Pour ce qui concerne le Val d’Authion, les préfets d’Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire ont organisé, le 29 octobre dernier,  une réunion d’information et de présentation de l’état d’avancement de la cartographie.?A l’issue de celle-ci il a été demandé de faire part des observations éventuelles concernant les documents présentés.La Sauvegarde de la Loire angevine, dans l’esprit contributif qui l’anime, n’a pas manqué de répondre avec les commentaires ci-dessous :

- L'association adhère totalement aux principes édictés par cette Directive européenne qui conforte la doctrine des PPRi adoptée par la France en 1987 et 1995, en la complétant par l'adoption d'un scénario extrême et l'élaboration d'un plan de gestion de crise. Ce plan de gestion nous semble capital pour mini-miser les effets d'une crue importante, durant celle-ci, et pour un retour à la normale dans les meilleures conditions.

 - Concernant le scénario extrême, pour une période de retour de 500 ans, le débit de crue écrêtée par Villerest est, à notre connaissance, estimé à 8500 m3/s en Loire moyenne. Cela peut être jugé irréaliste par des opposants aux PPRi alors qu'il n'en est rien. Fin décembre 1982, le débit de la Loire aux Ponts-de-Cé était de l'ordre de 6000 m3/s alors qu'il n'était que de 2000 m3/s à Tours. La concomitance d'une crue moyenne (de l'ordre de 4000 m3/s) venant de la Loire amont avec celle de la Loire en aval de Tours, aurait conduit à une augmentation du débit aux Ponts-de-Cé qui aurait atteint, dans cette hypothèse, 8000 m3/s. Il s'agit là d'une hypothèse très réaliste.

- Concernant l'occupation des sols, le souhait a été formulé, lors de la réunion du 29 octobre, de permettre une constructibilité aux limites des PHEC*. C'est méconnaître les règlements des PPRi qui, avec les zones identifiées de R4 à R1 puis les zones B, assouplissent progressivement les règles d'occupation des sols. Aller au-delà de cette permissivité mesurée remettrait en cause l'essentiel de l'intérêt de ces PPRi. Il s'agit de tentatives récurrentes que nous estimons irresponsables.”

*PHEC : Plus Hautes Eaux Connues

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