Dévégétalisation du lit mineur de la Loire


  Cette opération s'inscrit dans le cadre du P.L.G.N. et a pour objectifs de faciliter l'écoulement des débits de crues ainsi que la mobilisation, par les crues, des sédiments dévégétalisés afin de permettre leur dépôt au fond du chenal. En complément, cela a pour but d'éviter la fermeture du couvert forestier préjudiciable à certains habitats ou espèces et d'améliorer la vision du fleuve.

Actuellement, deux opérations expérimentales ont été réalisées en faveur de la remontée de la ligne d'eau :

-   les seuils du Fresne-sur-Loire

- le remodelage des épis entre Bouchemaine et Chalonnes-sur-Loire.

La dévégétalisation est une troisième opération inscrite pour fin 2012 et 2013 et est en cohérence avec les premiers résultats de l'étude lancée par le GIP Loire-estuaire ayant pour objectif de définir un programme d'actions pour la période 2012-2020 pour la reconquête de la Loire entre les Ponts-de-Cé et Nantes

Elle concerne 15 sites situés dans le lit mineur de la Loire, entre l'aval d'Ancenis et Nantes. Ils sont donc situés dans le périmètre NATURA 2000 de la vallée de la Loire et cela a nécessité la réalisation, par le B.E. "Théma environnement", d'un important dossier d'incidence. Dans le cas présent, s'agissant d'un programme porté par les services déconcentrés de l'Etat, l'avis environnemental réglementaire a été rédigé au sein du Conseil général de l'Environnement et du Développement durable.

Les 15 sites concernent une superficie totale de 340 hectares et ont été retenus, pour les premiers travaux (voir carte ci-dessus)

-   l'île Coton (48 ha)

-   l'île macrière (42 ha)

-   l'île Neuve (4 ha)

Les actions à mener concernent le retrait de la végétation ligneuse (arbres et arbustes) par abattage et scarification de la jeune végétation, le retrait du système racinaire par dessouchage et la scarification du sol pour faciliter la mobilisation des sédiments. Il s'agit donc d'opérations particulièrement pénalisantes pour l'environnement et les interventions doivent faire l'objet d'une définition, au coup par coup, in situ, avec les experts dont les représentants NATURA 2000.

Le coût de ces travaux, pour les 15 sites, est de 3,85 M€ pris en charge par l'Etat, la Région, l'Agence de l'eau et V.N.F.

L'avis de l'autorité environnementale est particulièrement intéressant, tant par l'analyse du dossier que par les critiques et suggestions qui sont formulées. Globalement, et sans rentrer dans les détails, l'Autorité Environnementale (A.E.) considère certaines insuffisances des inventaires préala-bles dues en particulier au fait qu'elles ont été réalisées durant de courtes périodes ne permettant pas d'avoir une bonne connaissance du sujet. En conséquence, l'A.E. demande des inventaires et expertises complémentaires pour les 13 sites restants, constatant que, pour les trois premiers, ce complément a été réalisé.

L'A.E. recommande à V.N.F. de rendre publiques les conclusions des études complémentaires concernant l'impact sur le site NATURA 2000. Il est demandé, avec insistance, une information du public et des acteurs locaux sur les mesures adoptées concernant les enjeux environnementaux et le déroulement des travaux.

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